Trois questions à Florence Agostino-Etchetto

19 juin 2020

Florence Agostino-Etchetto, directrice générale de Lyonbiopôle

Florence Agostino-Etchetto

Le pôle de compétitivité LyonBiopole a joué un rôle majeur lors de la crise sanitaire. Sa directrice souhaite aujourd’hui pérenniser certaines initiatives expérimentée pendant la crise, notamment au service des PME et ETI innovantes.

Comment le pôle a-t-il poursuivi ses activités pendant la crise sanitaire ? 
Nous avons joué un rôle à deux niveaux. À court terme, nous avons réfléchi sur ce que nous pouvions faire avec les moyens à notre disposition, en échangeant régulièrement avec les différents CHU de la région. À plus long terme, nous avons mené une réflexion pour faire émerger de nouveaux modèles, de nouveaux réseaux d’acteurs, associant académiques et industriels. Le projet Covibiose du laboratoire Virpath, ou le projet de recherche sur les liens entre nutrition et infection, en sont de bons exemples.

Quelles étaient les demandes des entreprises pendant cette période ?
Nous avons dès le début de la crise mis en place une cellule pour accompagner nos adhérents. Nous avons par ailleurs un Centre d’Innovation dans lequel nous hébergeons des structures adhérentes au sein de laboratoires de classe P2 et P3. Il est resté ouvert durant toute la période afin de permettre à nos locataires de poursuivre leurs activités de R&D.

Comment souhaitez-vous faire évoluer vos activités à l’avenir ?
Nous voudrions conserver cette vision de long terme avec les entreprises, en instaurant des relations encore plus durables. Cette volonté pourrait se traduire par la création d’outils de financement de long terme, et par des offres d’accompagnements, notamment auprès des petits acteurs innovants. Nous sommes actuellement en discussion avec la région Aura sur ces points. Mais il est essentiel que l’effort soit articulé avec d’autres programmes, pour qu’il ne cible pas uniquement la recherche.

Propos recueillis par Florent Detroy