CentraleSupélec et Pasqal s’associent pour former les ingénieurs au quantique

15 juin 2022

À partir de la rentrée scolaire 2023, l’établissement public et la start-up proposeront de nouveaux enseignements aux étudiants issus du cursus « Ingénierie quantique ». L’idée : former des ingénieurs spécialistes du quantique pour répondre aux besoins du marché, alors que cette technologie, encore en plein développement, travaille à sa maturité.

Pour mieux répondre aux besoins grandissants du marché des technologies quantiques, la start-up Pasqal et CentraleSupélec ont annoncé le lancement d’un partenariat pédagogique. Au-delà de la théorie, l’idée est de former les étudiants aux usages concrets et aux besoins industriels en la matière. « L’informatique quantique se développe à une vitesse impressionnante. Cette technologie n’est pas encore mature, mais on commence à percevoir des signes de son industrialisation. C’est pourquoi les entreprises comme nous avons beaucoup de besoins nouveaux en terme de métiers, à la fois sur le software et le hardware, explique Loïc Henriet, CTO de Pasqal. Et de poursuivre : « Actuellement, il est compliqué -voire impossible- de trouver des profils avec l’ensemble de ce spectre de compétences. Et pourtant, la France dispose de nombreux ingénieurs de très bonne qualité, mais sans cursus quantique dédié. C’est pourquoi nous voulions nous rapprocher de CentraleSupélec pour réfléchir ensemble aux programmes de formations afin que les futurs ingénieurs répondent à nos besoins. »

Lancée en 2019, cette start-up de 80 salariés à date construit des ordinateurs quantiques à partir d’atomes neutres ordonnés en réseaux 2D et 3D. Dans le cadre du partenariat, Pasqal proposera par exemple aux étudiants des projets d’études à réaliser au cours de leur cursus. « Nous discutons également de la possibilité de réaliser quelques heures d’enseignements au cours du master 2 pour donner un aperçu concret », avance Loïc Henriet. Autre avantage pour Pasqal : proposer directement au vivier d’étudiants des stages, des alternances voire même des contrats une fois le diplôme en poche.

Développer d’autres partenariats pédagogiques

Opérationnel dès la rentrée 2023, ce partenariat bénéficiera aux étudiants ayant choisi l’option « Ingénierie Quantique ». Lancée à la rentrée 2020, cette formation d’un an – dont la moitié en stage – a vu ses effectifs plus que doubler en trois ans. Elle devrait accueillir une trentaine d’élèves en septembre prochain. « Ce partenariat permettra aux élèves (…) de terminer leurs études au plus près de la réalité des métiers et de l’écosystème offert par la seconde révolution quantique », estime dans le communiqué de presse Thomas Antoni, enseignant-chercheur en charge de la formation en Ingénierie Quantique à CentraleSupélec.

A terme, Pasqal dit vouloir créer d’autres partenariats similaires avec des « établissements volontaires pour participer à la construction d’un véritable écosystème cohérent entre les écoles, les start-up et les grands groupes », précise le CTO. Sur le volet de la recherche, la jeune pousse qui a déjà noué plusieurs partenariats avec des universités en France et à l’étranger, n’exclut pas de trouver des projets communs avec l’établissement public. « Pasqal est né des laboratoires de recherche, rappelle Loïc Henriet. Il est important pour nous de continuer à travailler main dans la main avec le monde académique, car les progrès sortiront de leurs laboratoires avant de s’exporter vers les entreprises. »

Retrouvez les autres actualités thématiques de poC média

Inscription Newsletter

Vous souhaitez suivre l'actualité des technologies deeptech ?

Recevez gratuitement une newsletter par semaine

Je m'inscris
Fermer