Les start-up de la semaine

11 mai 2022

POC Media suit chaque semaine l’actualité des start-up de laboratoires, ou « spin-off ». Nous vous informons des dernières entreprises créées, des nouveaux financements obtenus, ou des nouvelles licences concédées. En n’oubliant pas le ou les laboratoires qui ont donné naissance à l’entreprise, et les acteurs du transfert de technologies qui ont accompagné le projet.

Numérique
  • Arrandi : une plateforme pour faciliter l’accès aux financements R&D

Le projet vient d’intégrer le start-up studio de l’Inria. Les deux cofondateurs d’Arrandi, installés au sein de centre Inria de Nancy, veulent créer une plateforme numérique pour faciliter l’accès aux financements de la R&D. Le projet répond aux difficultés rencontrées par les chercheurs, du public comme du privé, pour identifier les bons guichets de financement. Les deux fondateurs souhaitent ainsi cartographier l’ensemble des guichets disponibles, puis utiliser des outils de traitement automatique du langage et de fouille de donnée pour trouver les meilleurs en fonction des projets déposés. « Pour l’instant, le premier outil qu’emploient les chercheurs pour identifier un guichet est encore Google », souligne Pierre Sery, un des deux cofondateurs. L’outil qu’il entend mettre en place permettrait de cartographier les différentes aides au niveau local, national et européen. L’équipe réfléchit aussi à perfectionner son outil par thématiques, par exemple en santé. Une version bêta devrait être disponible cet été, pour un lancement en 2023.

Biotech
  • Elikya Therapeutics : une molécule antitumorale pour créer des « conjugués »

La start-up a été créée en début d’année. Issue du laboratoire Biomolécules : conception, isolement, synthèse (CNRS/Université de Paris Saclay), l’entreprise développe une nouvelle classe de molécules antitumorales. L’atout principal de cette molécule est de pouvoir être associée à des anticorps monoclonaux immunomodulateurs, et former ainsi un « conjugué », pour renforcer l’efficacité des thérapies contre les cancers. La molécule est un isomère simple, tiré d’une molécule naturelle (CA-4), simple à synthétiser et aussi efficace que celle d’origine. Les études précliniques sont en cours. Les cofondateurs de la start-up Mouad Alami et Sébastien Apcher ont été accompagnés par la Satt Paris Saclay et l’hôpital Gustave Roussy.

Dispositif medical  
  • VB-Tech : La Satt Sud-Est accorde une licence pour développer un « cerveau virtuel »

La start-up VB Tech est née l’année dernière, à la suite du projet de recherche ANR Epinov mené par l’Institut de neurosciences des systèmes (Aix Marseille Université/Inserm). En janvier dernier, la Satt Sud-Est a concédé à l’entreprise une licence d’exploitation de la technologie développée au cours du projet. Cette technologie consiste à utiliser les données de connectivité cérébrale de patients, afin de produire l’équivalent d’un jumeau numérique de leur cerveau. Cette solution peut ensuite permettre de tester des solutions thérapeutiques en virtuel. L’objectif in fine est d’aider les chirurgiens dans les opérations de chirurgie complexe. La première application de cette technologie devrait concerner l’épilepsie.

  • Orixha : la start-up reçoit le prix de l’innovation 2022 de Medi’Nov

La start-up vient de recevoir le prix de l’innovation 2022 dans le cadre du salon Medi’Nov. Elle a développé une technologie de ventilation liquidienne totale, capable de « refroidir » les victimes d’arrêts cardiaques en quelques minutes, contre quelques heures pour les technologies plus conventionnelles. La solution d’Orixha consiste à procéder à une courte ventilation thermorégulée via un liquide respirable, en se servant des poumons comme échangeur thermique. Cette technologie permet de lutter contre les syndromes postarrêt cardiaque. Orixha est une une spin-off de l’École nationale vétérinaire d’Alfort (EnvA), de l’Inserm et l’Université de Sherbrooke.

Biotech
  • Cell&Soft : sélectionnée par le Conseil européen de l’innovation

La dirigeante de la start-up, Camille Migdal vient d’être sélectionnée par le Conseil européen de l’innovation pour suivre le programme « Women TechEU ». L’entreprise bénéficie d’une subvention de 75 000 €, d’un mentorat et du programme Women Leadership. La start-up développe des substrats pour la culture cellulaire in vitro. Ces supports reproduisent l’environnement d’une cellule grâce à un contrôle des propriétés mécaniques et chimiques des plaques à l’échelle du micron. Cette technologie doit permettre de mener des tests in vitro plus fiables. Elle s’adresse en priorité aux secteurs de l’oncologie et des cellules souches. La technologie a été développée conjointement au sein du Laboratoire des technologies de la microélectronique (CNRS) et de l’Institut de biosciences et biotechnologies de Grenoble (CEA BIG).

Numérique
  • Kayrros : la start-up lève 150 millions d’euros

Acteur du New Space, Kayrros vient de réaliser un nouveau tour de table de 150 millions d’euros. Le fonds French Tech Souveraineté a ainsi effectué son premier investissement, aux côtés de la Banque européenne d’investissement (BEI), de NewSpace Capital, d’OperaTech Ventures (BNP Paribas). Kayrros utilise les données satellitaires, associées à des données économiques, pour mesurer et surveiller les émissions de CO2 et de gaz à effet de serre. Son service s’adresse aux institutions publiques comme aux entreprises, notamment de l’énergie, de l’industrie et des ressources naturelles. La start-up, présente sur le stand du CNRS à Vivatech, est issue du Département d’informatique de l’ENS (CNRS/ENS – PSL)

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