AVC, dépression, épilepsie, insuffisance cardiaque : ce que les start-up du Snitem disent de la medtech de demain
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À l’occasion de sa 11e Journée des Start-up Innovantes, le Snitem a retenu douze jeunes pousses représentant les nouvelles dynamiques du dispositif médical français. Derrière la diversité des technologies présentées, une tendance se dessine : celle d’une medtech plus préventive, plus interventionnelle et plus proche du patient.
À première vue, les innovations sélectionnées cette année semblent répondre à des problématiques très différentes. Un scanner cérébral portable pour diagnostiquer les AVC, un implant de neurostimulation contre l’épilepsie, une brassière intelligente dédiée à la prévention du cancer du sein, un cœur artificiel nouvelle génération ou encore des ultrasons thérapeutiques pour traiter la dépression résistante. Pourtant, ces projets racontent tous la même histoire : celle d’une médecine qui cherche à intervenir plus tôt, à réduire les délais de prise en charge et à proposer des alternatives aux impasses thérapeutiques.
Une santé qui sort progressivement de l’hôpital
La première leçon de cette sélection 2026 est sans doute la volonté de rapprocher les technologies du terrain. Pendant des décennies, les dispositifs médicaux les plus avancés étaient concentrés dans les centres hospitaliers spécialisés. Désormais, les industriels cherchent à déplacer les capacités diagnostiques et de surveillance au plus près des patients. C’est notamment le cas de Cogniscan, qui développe STCAN®, un scanner cérébral portable capable d’aider à la prise en charge précoce des AVC.
Même logique chez Oncelia avec PHIBRA, une brassière intelligente destinée à la prévention du cancer du sein. L’innovation ne repose pas uniquement sur la technologie embarquée mais sur sa capacité à intégrer la surveillance dans le quotidien des patientes.
Le retour des technologies qui agissent directement sur la maladie
La deuxième tendance forte de cette édition concerne la montée en puissance des dispositifs thérapeutiques.
Alors que l’écosystème santé a beaucoup parlé d’intelligence artificielle ces dernières années, plusieurs startups sélectionnées misent sur des technologies capables d’intervenir directement sur la pathologie. Oktoscience par exemple, développe un implant de stimulation du nerf vague destiné aux patients souffrant d’épilepsie résistante aux médicaments.
De son côté, Sonomind explore le potentiel des ultrasons focalisés non invasifs pour traiter la dépression résistante ainsi que d’autres troubles neurologiques et psychiatriques.
Une medtech plus profonde, plus longue, plus industrielle
Parmi les projets retenus figurent des technologies dont les cycles de développement s’étalent sur plusieurs années, voire une décennie. Elles nécessitent des essais cliniques, des validations réglementaires complexes et des investissements industriels importants.
Procope Medicals en est l’illustration, avec une nouvelle génération de cœur artificiel appelée PROCOR 50. Ce dispositif est conçu pour être plus compact, donc plus inclusif et mieux adapté aux besoins métaboliques des patients. Elle s’est aussi débarrassée du câble percutané permanent, l’une des principales sources de complications infectieuses.