Kurma Partners crée un continuum d’investissement pour soutenir les start-up de la santé

24 avril 2026

En marge de l’annonce du closing de son fonds Biofund IV, le spécialiste européen du capital-investissement en santé, Kurma Partners, a détaillé son approche pour accompagner la création et la croissance de start-up. L’objectif étant de consolider en amont le positionnement technologique et industriel des projets entrepreneuriaux pour proposer une valeur ajoutée sur le marché.

« Nous disposons d’une capacité unique en Europe pour identifier les meilleures sciences académiques, les transformer en entreprises de biotechnologies compétitives à l’échelle mondiale et les accompagner jusqu’à leur pleine maturité. » Rémi Droller et Thierry Laugel, managing partners chez Kurma Partners, résument ainsi le positionnement de cette filiale d’Eurazeo, spécialiste du capital-investissement dans l’innovation en santé. Lors de l’annonce du closing de son fonds Biofund IV à 215 millions d’euros le 24 avril, la société a détaillé les éléments de sa stratégie d’investissement dans les start-up innovantes. « Nous avons un plan d’investissement en deux piliers. D’une part, nous accompagnons les start-up sur leur phase early-stage, depuis leur création jusqu’à leurs essais cliniques. D’autre part, nous les accompagnons dans leur phase de croissance, lorsqu’elles portent un produit à forte valeur ajoutée sur le marché. », précise Rémi Droller.

nous accompagnons les start-up sur leur phase early-stage, depuis leur création jusqu’à leurs essais cliniques

Rémi Droller

Soutenir la création de start-up

Pour identifier les projets entrepreneuriaux à soutenir, Kurma Partners emploie quatre méthodes différentes, comme le décrit Rémi Droller : « D’une part, nous collaborons avec les instituts académiques en soutenant leurs spin-off durant une période d’environ deux ans. De la même manière, nous sommes en contact avec des industriels de la big pharma pour être à l’affût d’opportunités d’investissement sur leurs spin-off. D’autre part, nous travaillons avec des serial entrepreneurs chevronnés qui sont à la recherche de projets à conduire. Enfin, nous avons déployé un venture builder dénommé Argobio, en 2021. » Doté d’un budget de 50 millions d’euros, ce start-up studio focalisé sur la biotech vise à convertir des découvertes scientifiques en champions européens. « Au sein d’ArgoBio, nous transformons les recherches à potentiel en solutions industrielles apportant une rupture. À ce jour, le dispositif a accompagné huit sociétés, dont trois ont réussi à décrocher un financement auprès d’investisseurs européens de premier plan », indique Thierry Laugel. Parmi les start-up passées par ArgoBio figure notamment Elkedonia, qui travaille sur de nouveaux antidépresseurs à action rapide et sans accoutumance. Dans le cadre du KP Biofund IV, Elkedonia est parvenue à lever 11,25 millions d’euros en présérie A en mai 2025.

Outre le volet biotech, Kurma Partners a décliné son offre de financement early-stage aux entreprises de la healthtech proposant des solutions d’IA appliquée à la santé, des dispositifs médicaux intelligents et connectés, ainsi que des projets de techbio. « Nous soutenons la création de start-up healthtech au travers de notre fonds KP Diagnostics (prochainement rebaptisé KP Healthtech). Nous avons ainsi pu participer à l’amorçage des sociétés telles que Cardiologs, Stilla ou Damae Medical », souligne Philippe Peltier, managing partner Healthtech chez KP.

Accompagner la croissance des entreprises

Au-delà du soutien de l’early stage, Kurma Partners a mis en place un fonds dédié à l’accompagnement de la croissance des entreprises : Kurma Growth Opportunities, doté d’un montant de 167 millions d’euros en 2021. « La moitié de ce fonds sert à soutenir le développement de sociétés du scope de Kurma Partners, l’autre moitié étant dédiée à l’investissement hors portefeuille », détaille Philippe Peltier. Parmi les sociétés financées par ce véhicule, nous retrouvons des entreprises comme ImCheck Therapeutics (acquise par Ipsen pour un milliard d’euros) ou Amolyt Pharma (reprise par AstraZeneca pour 1,1 milliard de dollars). « Nous investissons dans les start-up avant tout pour consolider leur performance par leur développement technologique et leur industrialisation. Mais nous n’avons pas forcément en tête de les revendre à tout prix », affirme Rémi Droller.

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