À VivaTech, trois innovations pour repenser le diagnostic et le soin
@CNRS
À l’occasion de VivaTech 2026, plusieurs jeunes pousses issues de l’Université Paris Cité, de l’Université Paris-Saclay, de CentraleSupélec ou encore de l’Institut Polytechnique de Paris indiquent les tendances innovations pour aider les soignants, les patients et les industriels de santé. POC Santé fait le portrait de trois d’entre elles.
La recherche publique française continue de faire émerger de nouvelles technologies médicales. À VivaTech 2026, trois jeunes entreprises issues d’établissements académiques illustrent cette dynamique de transfert : Lafame, Luxoderm et VAIR. Toutes ont en commun de vouloir simplifier ou améliorer la prise en charge des patients grâce à des innovations développées dans les laboratoires.
Mieux comprendre les mutations génétiques
Issue de l’Université Paris Cité et de l’Institut Jacques Monod (CNRS), Lafame est une startup fondée par la Pr Anne Vanet. Elle développe des outils numériques capables d’analyser l’impact des mutations génétiques en oncologie et en virologie. Ces mutations peuvent influencer l’évolution d’un cancer ou l’apparition de nouveaux variants viraux. Grâce à des modèles informatiques développés à partir de plus de vingt ans de recherche en biologie computationnelle, la startup cherche à aider les chercheurs et les professionnels de santé à mieux interpréter ces données complexes.
La lumière au service de la cicatrisation
Autre projet présenté sur le salon : Luxoderm, une startup née des travaux du Laboratoire Charles Fabry (Université Paris-Saclay, CNRS et Institut d’Optique Graduate School). La jeune pousse développe WoundLight, un dispositif médical destiné au traitement des plaies chroniques. Son principe repose sur l’utilisation de spectres lumineux spécifiques capables de stimuler certains mécanismes biologiques impliqués dans la cicatrisation. L’objectif est d’accélérer la guérison des plaies de manière non invasive et sans contact. Une approche qui pourrait intéresser les professionnels confrontés à la prise en charge de plaies complexes chez les personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques.
Diagnostiquer une infection en soufflant
De son côté, VAIR, issue de l’écosystème de l’Institut Polytechnique de Paris, s’attaque au diagnostic des infections respiratoires. La startup développe un analyseur d’haleine portable capable d’identifier certaines infections à partir d’une simple expiration en trois minutes. Contrairement aux tests PCR, qui nécessitent un passage en laboratoire, ou aux tests antigéniques parfois moins sensibles, cette technologie ambitionne d’apporter un résultat rapide directement au cabinet médical ou aux urgences. Pour les soignants, l’enjeu est de pouvoir prendre plus rapidement les bonnes décisions concernant l’isolement d’un patient, la prescription d’un traitement ou une éventuelle hospitalisation.